2011

Allumer le feu

Ce qui disparaît c’est la prétention à croire que nous sommes une réalité fixe et indépendante, alors que nous sommes des processus en perpétuels mouvements et interdépendants des autres processus et de la globalité.

zazen avec ZEM tous les mercredi, vendredi et dimanche

Vous pourrez retrouver des versions anglaises, espagnoles et portugaises sur ce site : http://zemapprentimaitrezen.wordpress.com/

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : http://www.buddhachannel.tv/

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter (en bas à droite de ma page)

Creative Commons Attribution-NonCommercial-NonDerivatives Certains droits réservés.

2 commentaires

Un visiteur (Eve) a dit :

allumer le feu… si je cherche à l'allumer, il ne s'allume pas. Au départ, c'est dans un état d'innocence qu'il s'allume. Il y a une expression populaire qui dit “aide-toi et le ciel t'aidera” et une phrase de la bible qui dit “cherche et tu trouveras”. :-))) Il y a sûrement l'équivalent bouddhique, vous me direz. L'étincelle vient parce qu'il y a d'abord une révolte à l'intérieur de soi, un état d'insatisfaction qui fait que je me mets à chercher, mais sans savoir ce que je cherche (d'où cette innocence dont je parle plus haut). Ensuite, quand on co-naît cette étincelle, elle peut tout à fait rester à l'état d’étincelle et ne pas devenir flamme si justement on cherche à ce qu'elle devienne flamme. Cela rejoint ce que je disais à propos des efforts et du devenir dans un autre poste. Si j'ai dans l'idée de devenir, par là même je fais obstacle à l'alchimie. Il n'y a qu'une seule chose à faire pour moi : ne rien faire d'autre que sentir, sentir et sentir encore. Vouloir prendre conscience , c'est déjà faire obstacle. Voir doit se faire sans la volonté de se dire “tiens, je vais observer”.

18 nov. 2011

FredericBaylot a dit :

Oui je suis assez d'“accord avec toi Eve. Ici le titre ”allumer le feu“ est une allusion humoristique (chanson de Jonnhy ) au feu du dessin. Le dessin étant lui-même une allusion qui se veut humoristique de la phrase de Dogen. L'important n'est pas dans la prise de conscience (qui a toute son utilité sociale par ailleurs), ni dans la prise de conscience de ce que disent les pensées, mais dans la prise de conscience pendant la méditation qu'une pensée n'est qu'une pensée, et non pas que NOUS sommes cette pensée. C'est tout. Après on peut en effet avec justesse baser sa vie sur le ressenti, que tu dois je pense mettre en lien avec le ”présent" pour ma part j'y rajouterai l'action, car finalement le zen, la méditation et je suppose toute voie spirituelle n'a qu'un but : VIVRE, tout maître n'a qu'un but : révéler le maître ultime de chacun : LA VIE. Et en effet plus on est dans un effort conscient et plein de désir d'obtenir quelque chose et plus, au niveau spirituel, on risque de renforcer la source de la souffrance plutôt que de la faire diminuer. Il s'agit plus alors d'avoir une Voie et de cheminer dessus. C'est à dire dit autrement en termes moins ésotériques (j'espère) avoir des principes directeurs (mais pas de règles rigides) et vivre.

Deux points me semblent importants :

1/// l'expérience méditative ne peut se parler comme tu le dis et en même temps si on veut se “rencontrer” il faut bien pouvoir échanger, la sagesse serait en effet comme toi certainement de moins en parler que de le vivre (car on voit cela bcp sur le net, surtout les forum, des personnes qui passent des heures à échanger sur leur expérience -ou leurs réflexions ?- et certainement plus qu'à les vivre). Mais en parler c'est risquer de la “briser” : http://goo.gl/3iE5v

2/ cette expérience inexprimable, il faut bien pouvoir guider les personnes, or dire la présence est derrière l'absence peut parler à celui qui l'a vécu, mais vu de l'extérieur cela fait un peu charabia (sauf tout le respect que je dois à J. Klein ;o) ) c'est pourquoi il y a un cheminement qui peut aider ceux qui n'en sont pas là et qui par cette expérience qui n'est pas encore “zen” mais déjà approche méditative de rentrer soudainement dans cet état de stabilité ouverte. Peut être au début auront ils envie de le partager d'en parler, “c'est formidable” jusqu'à ce qu'ils comprennent que ce ne peut être que vécu et en effet cela ne peut être mis en mot au risque de faire passer une expérience pour une démarche mentale. (http://goo.gl/nQzsx et http://goo.gl/vfXgu et on peut croire ne pas y être et en fait en voyant son état perturbé y être complètement : http://goo.gl/QmfwD ) et en même temps voir § 1/ ;o)))))

Sinon je crois en effet que c'est à chacun de sentir quand il est dans cette ouverture active pleine et entière dans la vie, comme une grande stabilité spacieuse qui permet de devenir omnipotent comme Zem : http://goo.gl/MJXv1 ;o) Et c'est vrai que c'est qq chose qu'on ne peut chercher à atteindre ( http://goo.gl/E2OjX ) parce que c'est déjà là (une fois Zem cherchait son crayon qu'il avait sur son oreille ;o) ) et que cela aurait l'effet inverse de passer à côté, c'est toute l'histoire du livre de L'Alchimiste de P. Coelho ou le dessin de Zem : http://goo.gl/dtTBn ;o))

Finalement il n'y a qu'une consigne : http://goo.gl/RnLa1 mais on pourrait la résumer par VIS ! ;o))

21 nov. 2011